LE KAKARIKI

LE KAKARIKI

Mais qui sont les Kakariki ?

 

Appartenant à la famille des Psittacidés et au genreCyanoramphus , le Kakariki est un oiseau de taille moyenne, originaire de la Nouvelle Zélande et des iles environnantes.

Dans la langue Maori, dialecte de Nouvelle Zélande, son nom « Kakariki » signifie « petit perroquet ». C’est d’ailleurs par rapport au fait que ce mot provient d’une autre langue que vous ne le verrez jamais avec un « s » au pluriel.

Il existe plusieurs espèces de Kakariki (Kakariki de Malherbe, de Norfolk, de Kermadec, de Chatham et bien d’autres), mais seulement deux sont présentes dans les élevages, et sont celles que nous selectionnons avec passion. 

Le Kakariki à Front Rouge,« Cyanoramphus novaezelandiae »

Aussi appelé « Perruche de Sparrman », le Kakariki à Front Rouge est d’une taille d’environ 27-28 cm, pour un poids compris entre 70 et 110 grammes chez le mâle et entre 60 à 90 grammes chez la femelle.

La femelle est plus fine, plus légère que le mâle. Sa queue est généralement un peu plus courte (12-13 cm contre 15-16 cm chez le mâle), et son bec moins large. On ne constate cependant pas de différence de caractère notable selon le sexe de l’oiseau.

 

Le Kakariki à Front Jaune, « Cyanoramphus auriceps »

Aussi appelé « Perruche à Tête d’Or », le Kakariki à Front Jaune est d’un gabarit un peu plus petit et plus rond que le Kakariki à Front Rouge.

En effet, sa taille est d’environ 25-27 cm, pour un poids compris entre 60 et 95 grammes chez le mâle et entre 50 à 80 grammes chez la femelle. La queue est elle aussi plus courte, puisqu’elle est comprise entre 12 et 14 cm.

Par ailleurs, le dimorphisme sexuel reste le même que chez le Kakariki à Front Rouge.

 

Certaines personnes hybrident ces deux espèces de Kakariki, ce qui donne un oiseau appelé à tord « Kakariki à  Front Orange », qui présente un front et un bandeau plus ou moins orangé, ceci dû au mélange de plumes jaunes et rouges. Cette hybridation ne porte bien sûr pas de nom scientifique puisqu’elle n’est aucunement reconnue.
En effet, le vrai Kakariki à Front Orange existe, il s’agit du Kakariki de Malherbe (Cyanoramphus malherbi). Celui-ci a, à l’inverse de l’hybride, réellement le bandeau du front orange, et n’a donc strictement rien à voir avec ces derniers, nés d’humains voulant s’amuser en faisant des petites expériences.

Nous sommes contre cette pratique qui vise à produire des animaux hybrides et l’arrivée d’une souche qui « pollue » les souches pures de Kakariki à Front Rouge et à Front Jaune.

A titre d’exemple, il ne viendrait pas à l’idée d’un éleveur de faire reproduire un Hamster Russe avec un Hamster Syrien, ce sont deux espèces bien différentes, deux souches bien distinctes… Et bien là, c’est la même chose, autant garder les lignées telles qu’elles sont, et les travailler comme il faut.

Dans leur environnement naturel, les Kakariki sont des oiseaux qui vivent en groupe, où des couples sont formés. Ils passent une grande partie de leur journée à chercher de la nourriture en grattant le sol, communicant ensemble par des bruits relativement doux et peu criards.

Lorsqu’il est en captivité, le Kakariki est un petit perroquet très particulier, et les personnes l’ayant côtoyé sont toutes d’accord pour le classer parmis les espèces les plus intéressantes à avoir tant il est attachant. En effet, le Kakariki vous ravira par ses comportements joueurs et sautillants, sa curiosité hors normes, mais aussi sa sympathie extrème. Un Kakariki en confiance n’hésitera pas à chercher le contact avec vous, en se posant sur vos mains, votre épaule, ou même votre tête !
Toujours en mouvement, il ne se lassera pas de fouiller dans votre poche à la recherche d’une friandise, de machouiller une mêche de vos cheveux, ou de venir découvrir ce nouveau bijou que vous venez d’acheter !

Il peut vivre une dizaine d’années environ, ce qui vous permettra de partager la vie d’un oiseau très interractif, sans pour autant vous « bloquer » aussi longtemps qu’avec un « gros perroquet », qui eux peuvent vivre jusqu’à plus de 50 ans…

En outre, le Kakariki n’est pas un oiseau fragile, si tant est qu’il dispose d’une nourriture adaptée, que l’on respecte son cycle de vie et qu’il n’est pas exposé à des températures d’une trop grande variation.

Ainsi, si vous respectez ces conditions, votre Kakariki vous suivra durant toute sa vie, et vous procurera beaucoup de bonheur !

 

Le Kakariki, Perruche ou Perroquet ?

Bien souvent, lorsqu’on parle de « becs crochus », des débats apparaissent quant aux termes « Perruche » et « Perroquet ».
Mais qu’en est-il réellement ? Ces mots sont-ils bien utilisés ? Signifient-ils vraiment quelque chose ?

 

Tout d’abord, commençons par le commencement : Perruches ou Perroquets, quelle que soit leur espèce, appartiennent à l’ordre des Psittaciformes, lui-même divisé en trois familles : les Psittacidés, les Cacatuidés et les Loriidés. Perruches et Perroquets font partis de la première famille, qui regroupe plusieurs centaines d’espèces.

 

Ainsi, dans le jargon commun, on aurait tendance à considérer une Perruche comme étant un oiseau de taille plutôt petite à moyenne, avec une queue longue et un corps élancé. A l’inverse, serait considéré comme Perroquet un oiseau plus gros, plus trapus, et à la queue courte.

 

 

Cela dit, là encore le terme est mal utilisé, et n’a aucune signification… En effet, pour ne prendre en exemple que quelques espèces, penchons-nous sur le cas de l’Agapornis (plus communément appelé Inséparable), considéré comme une perruche alors qu’il possède l’apparence supposée d’un perroquet : corps rond et trapus, gros bec par rapport à la taille globale…

De la même manière, qu’en est-il des Aras, considérés comme Perroquets, mais présentant un corps plutôt élancé et une très longue queue ?

 

Selon d’autres personnes, Perroquets et Perruches se distingueraient par leur habilité à manier objet et nourriture avec les pattes… Mais là encore, il y a des exceptions. Pour n’en citer qu’une : le Kakariki, pourtant considéré comme Perruche en France, utilise ses pattes tout autant qu’un autre oiseau appelé Perroquet.

Quant aux capacités socio-cognitives, l’intelligence ou la parôle, là aussi le terme est obsolète, tout dépend de chaque espèce. La Perruche Moine est par exemple dans le top 10 des parleurs…

Quid de l’idée préconçue que seuls les Perroquets pouvaient parler ?

 

Par ailleurs, il est aussi amusant de noter que selon les pays, certaines Perruches deviennent des Perroquets et vis-versa.
Par exemple, Kakariki signifie « petit Perroquet » en Maori, langue de son pays d’origine, alors qu’il est considéré comme une Perruche en France. De même, la « Perruche Royale » est appelée « King Parrot » (Perroquet Roi) dans les pays anglophones.

 

Ainsi, l’on constate que ces deux termes n’ont absolument aucune valeur significative, et qu’il est maintenant révolu que de vouloir faire le distinguo Perroquet/Perruche qui ne se base sur aucune donnée scientifique.

 

Chaque espèce de Psittacidé possède ses propres caractéristiques, ne vous bloquez donc pas sur ces deux appellations, et si vous devez choisir, prenez l’oiseau qui vous plait et qui vous conviendra, sans vous braquer sur l’un de ces deux termes qui n’implique ni l’intelligence, ni la longévité, ni même la parole…

L’alimentation du Kakariki

  •  Les graines :

Notre choix s’est porté sur la marque Big Parakeets Prestige de Versele-Laga, qui sont d’excellente qualité et dont la composition est parfaitement adaptée aux Kakarikis.

Ce mélange de graines est riche en protéines et en fibres, et c’est grace à cette composition complête et équilibrée qu’elles garantissent un bon développement et une croissance optimale.

En outre, nous rajoutons aussi dans la ration 50% de graines d’Alpiste, afin d’apporter une source de protéines brutes, essentielle aux oiseaux.

De même, des branches de millet sont mises régulièrement à leur disposition, afin que les oiseaux puissent s’amuser en les décortiquant, tout en se nourrissant ainsi de façon plus ludique.

Nos Kakariki ont de la nourriture à volonté. Afin d’éviter le tri et de garder une alimentation bien équilibrée, leurs graines sont soufflées tous les jours, et ne sont changées que tous les 2/3 jours, afin que le mélange soit consommé dans sa quasi totalité. Elles sont distribuées dans des mangeoires suspendues, et parfois dans des gamelles au sol, afin de stimuler leur curiosité et de leur donner du changement dans leur quotidien.

 

  •  Les fruits :

Nos Kakariki reçoivent des fruits de façon quotidienne, et les restes sont enlevés à chaque fin de journée pour une meilleure hygiène.

Nous alternons régulièrement les types de fruits, et ainsi, nos oiseaux peuvent se régaler successivement de mangues, melons, pêches, raisins, kiwis, figues et autres délices fruités de la nature !

 

  •  Les légumes :

Tout comme pour les fruits, c’est quotidiennement que nos petits perroquets se voient distribuer de nombreux légumes.

Ceux-ci sont coupés en différentes tailles, afin de leur apporter une stimulation alimentaire.

Ainsi, ils peuvent manger des carottes, concombres, courgettes, haricots verts, pissenlits, radis, poivrons et autres légumes divers.

  •  Les compléments alimentaires :

Afin de leur garantir une santé optimale, nos oiseaux ont droit à des ajouts de compléments alimentaires, qui sont ceux qui suivent :

    – Des os de Seiche, des blocs minéraux et de la Spiruline (une algue), pour les sels minéraux et l’apport calcique.

    – Des blocs de Grit, contribuant activement à une bonne digestion des aliments grâce à leur action mécanique sur ceux-ci lors de leur brassage durant la pré-digestion dans le gésier.

    – Des vers de farine, pour l’apport en protéines animales « fraiches ».

    – Orlux Insect Patee de chez Versele Laga, très riche en divers insectes séchés et autres larves, pour les protéines animales.

    – Orlux Gold Patee pour Grandes Perruches et Perroquets de chez Versele Laga, donnée en période de reproduction car elle est très nutritive, et son ajout en méthionine et en lysine permettent une croissance et une construction des plumes optimales.

    – De la pâtée d’élevage lors de la periode de reproduction, ce type de pâtées étant très importantes, car non seulement elles sont très nutritives par les parents, mais elles sont vite transformées dans le jabot des parents, et ainsi sont très bien assimilées par les jeunes.

    – Du Rusk de chez Bénélux, distribué occasionnellement et qui est un apport intéressant en terme de nutrition.

 

  •  L’eau :

L’eau de nos oiseaux est distribuée dans un abreuvoir spécifique et propre à chaque volière.

Changée tous les jours, nous faisons tout pour qu’elle reste fraiche en été, et à bonne température en hiver

Les accessoires du kakariki

 

Afin de subvenir aux besoins de votre Kakariki, il vous faudra lui offrir un lieu de vie adapté, dont voici les principales caractéristiques :

  •  La volière :

Elle devra être placée à l’abri des courants d’air, dans une pièce n’étant pas trop chauffée et où de préférence il y aura de l’activité si vos oiseaux sont à l’intérieur de la maison. Si elle est correctement aménagée et que le climat de votre région le permet, votre Kakariki pourra rester à l’extérieur à l’année, et ce sans danger pour sa santé.

Concernant les dimensions, il faudra que la volière soit assez grande pour que votre oiseau puisse se dépenser comme il se doit, et devra être plutôt plus large que haute.

Elle devra faire de préférence un minimum de 60cm de largeur x 100cm de longueur x 90cm de hauteur. Pour les budgets serrés, il est tout à fait possible de trouver ce type de cage d’occasion sur les sites d’annonces pour peu cher.

Au niveau de l’aménagement, il vous faudra mettre des perchoirs, ceux-ci en bois non toxique et étant séparés suffisemment pour permettre d’avoir un espace conséquent dans la volière.

De même, vos Kakariki apprécierons la présence de bois séchés (pommier, noisetier, poirier, saule…) sur lesquels ils pourront non seulement grimper, mais aussi se faire le bec.

 

  •  Les accessoires :

Pour que votre cage soit un lieu de vie tout à fait agréable pour votre compagnon, il faudra miser aussi sur la présence de certains accessoirs tels que :

– Une gamelle d’eau type « biberon » contenant de l’eau toujours propre, sa confection permettant d’éviter que celle-ci ne soit souillée.
– Deux gamelles de nourriture, l’une pour les graines, l’autre pour les fruits/légumes, ceci évitant que les graines ne soient dans un mauvais état à cause du jus des fruits/légumes.
– Des perchoirs, ceux-ci lui permettant de se dépenser ou encore de se reposer.
– Un ou plusieurs jouet(s), qui lui permettront de s’amuser et de s’occuper. Le mieux est de les placer dans des endroits difficilement accessibles sans pour autant être dangereux, ce qui stimulera l’intelligence de votre compagnon.

 

  •  La baignoire :

Le Kakariki est un grand amoureux de l’eau, et il lui faut impérativement une baignoire, afin qu’il puisse s’y baigner quand bon lui semble.

Concernant cet ajout indispensable dans votre volière, deux choix s’offrent à vous :

– Acheter une baignoire pour oiseau dans le commerce, à la taille est adaptée.
– Utiliser un plat aux rebords assez hauts afin d’éviter trop d’éclaboussures dans le reste de son habitat.

 Le fond de cage :

Le fond de cage est une donnée à ne pas négliger lors de l’installation de votre volière, car il en va de la santé de votre oiseau. En effet, tout ce qui est du genre litière pour chat, pellets de bois et autres de ce type sont dangereux pour eux car ils peuvent provoquer des intoxications, des allergies, des soucis respiratoires et diverses joyeusetées de ce genre, pouvant aller jusqu’au déces de votre/vos plumeux.

 

Vous avez deux possibilités principales pour le fond de cage de volière d’intérieur :

– Du sable anisé, qui est sans doute le meilleur des substrats à mon sens. En effet, en plus d’être absorbant et permettant une hygiène optimale, il contient aussi des écailles (idéales pour un apport en calcium) et des petits cailloux pouvant être ingérés et facilitant ainsi la digestion.
– Des copeaux de hêtre, dont la dimension adaptée est de 8mm. Ce substrat a l’avantage d’être hygiénique, esthétique et de ne pas faire de poussière, mais il ne procure cependant pas d’apport calcique.

 

Concernant votre volière d’extérieure, vous pouvez :

– Couler une dalle.
– Laisser le sol nu (mais attention aux attaques de rats).
– Mettre un substrat (Pouzzolane…) sur un grillage fixé au sol, afin d’empêcher les invasions de nuisibles par des galeries.

No Comments

Post A Comment